Un concentré d’Hugo Chavez

Publié le par mediasetdiversite.over-blog.com


                                 

   La mort du très populaire et très controversé leader vénézuélien, Hugo Chavez, eut l'effet d'une bombe en ce mois de mars 2013. Décédé à l'âge de 58 ans d'un cancer dans la région pelvienne, "El Commandante" n'a pas eu le temps de prêter serment pour son quatrième et dernier mandat.

Hugo Chavez porte-parole de ce qu'il appelé "le socialisme du XXIe siècle", a su par son charisme, ses actions politiques, ainsi que par ses agissements controversés, marquer les esprits du monde entier. Retour sur les traces d'une bête politique...

 

Un parcours en constante ascension

Né le 28 juillet 1954, Hugo Rafael Chavez Frias, suscita très jeune son intérêt pour les idées révolutionnaire de Simon Bolivar et s'engage à 17 ans dans l'armée vénézuélienne. Il tentera en février 1992 un coup d'état contre le président Carlos Andres Pérez. Suite à cela il est envoyé en prison pendant deux ans avant de fonder à sa sorti son parti socialiste, le Mouvement Cinquième République. Après quoi il est élu 52e président du Venezuela en 1998 puis il est réélu en 2000.

 

  "El Commandante" subit à son tour en 2002 une tentative de coup d'Etat par l'opposition et un référendum révocatoire en 2003, mais aucun des deux n'a eu raison de lui.

Inaretable Hugo Chavez remporte en 2006 ses troisièmes élections présidentielles où il créé le Parti Socialiste Unifié du Venezuela en 2007.

Tout semble lui sourire jusqu'à ce qu'on lui découvre un cancer en juin 2011, de là il mènera sa plus dure bataille qu'il mena à l'hôpital de Cuba où il finit par mourir le 5 mars 2013. Son dernier succès en date, sa quatrième élection présidentielle en Octobre dernier.

Les résultats du chavisme

Hissé à plusieurs reprises au poste de leader grâce aux classes défavorisées, Hugo Chavez est parvenu à faire reculer considérablement la pauvreté, à accroître l'alphabétisation et à conserver sa place de 5e pays exportateur et 9e producteur de pétrole au monde.
Cependant il est essentiel de relever que le PIB du Vénézuela a connu une chute importante ces dernières années. De plus la population a pu être témoins d'un taux de criminalité en hausse suite à un nombre d’homicides qui ne semble pas régresser.
Malgré tout il eut l’occasion de mettre
en place des programmes sociaux, centrer sur la santé, l'éducation et le logement, qui lui ont valut le respect et l'adoration des populations pauvres.


Un personnage audacieux

On retiendra avant tout de cette carrure politique, son caractère qui a fait couler beaucoup d'encre. Souvent accusé d'autoritarisme causé en parti par ses multiples discours télévisés et par l'adoption d'un mandat qui lui permettait sa réélection indéfinie.
« El Comandante » a partagé une amitié avec Fidel Castro qui fit parler d'elle en contribuant aux affaires économiques, politiques, et surtout militaire du Cuba. Il a par ailleurs soutenu en toutes circonstances le président syrien Bachar Al-Assad, le président iranien Ahmadinejad et le colonel libyen Kadhafi contre l'impérialisme occidental.

Il a pu témoigner de ses idées et positions politiques à travers sa confrontation avec le roi espagnol Juan Carlos en 2007 ou même encore avec l'image diabolique avec laquelle il qualifiait le président Georges Bush à la tribune de l'ONU en 2006.
Ces rapports entre pays ont donc justifiés officiellement la présence aux obsèques de Raoul Castro, Alexandre Loukachenko (président biélorusse), Mahmoud Ahmadinejad et d’Evo Moarless.
Officieusement les États Unis ainsi que l'Europe ont seulement envoyés des délégations de second rang.

  Aujourd'hui il est encore difficile de cerner ce personnage que fut Hugo Chavez. Après sa mort les termes : sans gêne, audacieux et ambitieux sont les seuls véritables valeurs sûres le caractérisant. Mais la considération et l'hommage que manifeste le peuple vénézuélien représentent probablement sa dernière et plus grande victoire.

 

Iman Ouali

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